Des libellules s'invitent au bruit de l'eau…
Juillet 2006, Sébastien Maillier, botaniste au Conservatoire des Sites Naturels de Picardie
dresse un premier bilan sur les jardins du bruit de l'eau...
dresse un premier bilan sur les jardins du bruit de l'eau...

Ishnura elegans
Vu sous l'angle d'un naturaliste, les plans d'eau créés abritent tout un cortège de libellules : des grosses rouges, des grandes bleues, des petites bleues et noires... La flore indigène est pour l'instant assez pionnière et compte peu d'espèces remarquables (c'est normal un an après creusement, il faut attendre que les graines du secteur colonisent le site). Cependant, il est difficile de se prononcer au vu d'une seule visite de prospection. Un milieu constitué de mares et de petits étangs met plusieurs années avant de se "stabiliser". Les premières années, la roselière se développe au coeur des pièces d'eau, les rives se couvrent de plantes vivaces et les arbustes gagnent du terrain. L'évolution de la zone humide est surtout sensible au début. Par la suite, le milieu trouve son équilibre. je ne peux que conseiller à Tibo de bien contrôler les végétaux envahissants (chardons, laiterons etc...). Avec un minimum d'entretien, le site va voir son patrimoine naturel s'enrichir durant les prochaines années. Mais attention à l'assèchement, c'est le principal souci actuel à mon avis !
Par Sébastien Maillier, écologue, botaniste et faunisticien

Orthetrum cancellatum

Crocothemys-erythraea
